L’URGENCE D’UNE ADDUCTION D’EAU FACE AUX IMPACTS DES ACTIVITES MINIERES ET A LA DEFAILLANCE DES FORAGES
Situé dans le groupement Kazembe (secteur de Luilu), à environ 15 kilomètres du centre-ville de Kolwezi, le quartier Tshala traverse une crise d'approvisionnement en eau potable d'une gravité sans précédent. Malgré son bassin démographique à fort débit, les habitants sont contraints de développer des stratégies de survie extrêmes pour accéder à cette ressource vitale.
Sur l'ensemble du quartier, seuls trois (3) puits forés demeurent actuellement opérationnels (notamment au niveau du quartier Tshala, du centre CEPSY et de l'Église Méthodiste). Cette infrastructure est manifestement dérisoire et insuffisante au regard de l'effectif mondial des habitants. Cette pénurie contraint quotidiennement les membres de la communauté locale à puiser l'eau pendant des heures nocturnes et harcelantes, entre 22 heures et 6 heures du matin, ou à parcourir de longues distances à pied jusqu'au village voisin de Tshamundenda, situé à plus de 3 kilomètres.
Le quartier Tshala constitue une communauté directement impactée par les exploitations minières d'envergure exercées par les entreprises METALKOL SA, KCC SA (Kamoto Copper Company) et Luilu Resources SAS. Conformément au Code minier révisé de 2018, ces entreprises sont assujetties aux obligations de responsabilité sociétale à travers la signature des Cahiers des charges et l'affectation du fonds de la Dotation de 0,3 % du chiffre d'affaires au bénéfice du développement communautaire.
Cependant, sur le terrain, le constat demeure amer pour la population :

